L'évaluation

A quoi sert l'évaluation ?

Dans la musique du monde, l'apprentissage se passe très souvent de parents à enfants. Il n'y a nul besoin d'évaluation car le seul but est de transférer son savoir à un apprenti qui pourra s'en nourrir et le faire évoluer.

Le rôle du pédagogue est donc de transmettre si possible en motivant, mais alors à quoi sert cette évaluation ?

Comme tout à chacun, je préférerais rouler sans feu et sans rondpoint, mais les besoins d'organisation, révèlent nos besoins de ne pas nous tamponner. L'évaluation n'est pas uniquement un outil pédagogique.

Elle n'est pas, bien entendu, qu'un besoin d'organisation de société, mais également un moyen de construction.

L’élève a besoin de situation, de points de repères et nous avons besoin de connaître ses motivations. Les projets d'objectifs nous permettent de fixer une certaine ligne d'arrivée aux élèves qu'ils doivent franchir pour prouver leur motivation à apprendre par étapes. Cela ne fait pas d'eux a chaque étapes des artistes accomplis car ils leur restent à faire évoluer ces compétences en fonction de leurs projets.

Vous comprendrez qu'il est nécessaire que ces objectifs de fin d'étapes ne soient pas fixés par le seul pédagogue en charge mais par l'ensemble de mêmes spécialistes à l'échelon National comme le baccalauréat. Je prêche pour une meilleure concertation des professeurs spécialisés pour fixer ces objectifs de fin de cycles.

Il existe déjà des livres fixant des objectifs nationaux, comme celui de L’Institut de Pédagogique musicale et chorégraphique de la villette, qui est pour nous une base de travail. (Il est fortement dommage que ces réflexions ce réalisent trop souvent en huit clos car elles sont contraire aux vœux de décentralisation.)

Néanmoins, Il a été débuté une homogénéisation des épreuves Nationales et il nous est déjà demander la même chose a l'échelon Européen.

Alors doit-on continuer à se réunir en équipe départementale pédagogique pour discuter des objectifs de fin de cycles sans que ces vœux ne soient centralisés pour une concertation Nationale ou Européenne ?

Si notre rôle n'est que de servir de garderie aux parents d'élèves pour aller faire leurs courses alors il n'y a pas besoin d’évaluation. Si nous voulons laisser la chance à tous de rouler en toute sécurité alors il faut évaluer.

Vous remarquerez que certain métiers ne construisent pas d'évaluation par étapes mais l'accession a ces métiers est loin d'être démocratiquement acceptable (il est plus confortable de jouer au LOTO et de dépenser ses gains en organisant des concerts...). De plus, le fait de permettre l'accès à tous augmente considérablement les niveaux.

C'est pourquoi, par exemple, j'adhère complètement à la création des classes de musiques actuelles dans la fonction publique, gérées par cycles.

Le monde de la musique évolue et le nombre de pratiquants augmente, c'est donc bien un besoin de société qui nous oblige a évaluer. Situer l’apprenti dans ces progrès, rendre compte de son évolution aux autres institutions c'est faire en sorte que les compétences acquises ne soient pas contestables et permettre à l'élève de proposer un savoir qu'il pourra faire évoluer et négocier.

Si nous avions fait le nécessaire dans nos institutions, il n'y aurait pas eu de besoin de création de reality show qui finalement nous poussent à évoluer et à s'interroger sur des nouvelles applications de nos savoir respectifs.

 Au niveau de la formation professionnelle.

Les conservatoires ont perdu de leur pouvoir, (au sens: je peux vous décerner un diplôme reconnu pour enseigner dans les écoles municipales), en 1989 avec les nouveaux statuts de la territoriale et le nouveaux diplôme de l'époque: le DE (confiant bien trop souvent le travail de formation a des associations parapubliques).  Avec la décentralisation et l'uniformisation des diplômes Européens, l'arrivée du DOP, (ou autre appellation) , confit une nouvelle tâche plus régionale aux écoles du territoire qui se transforment de plus en plus en conservatoire de Région pour obtenir l'accès à ces nouveaux diplômes en relation avec l'université. Il est donc bien question d'uniformiser les études sur tout le pays et donc, au contraire des écoles associatives qui revendiquent une pédagogie plus ou moins surveiller et des passages de cycles non conformes aux autres écoles et qui refusent l'intercommunalité, de gérer une formation diplômante cohérente dans nos petites villes pour donner toutes les chances à nos élèves d'accéder un jour, s'ils le souhaitent,  a un métier de musicien, dans la région qu'il habitent. L'état n'avait pas assumer ses responsabilités en exigeant la transformation des diplômes de l'institution en fonction du marché du travail, et avait préféré confier cette tâche a des associations loi 1901 qui deviennent à leur tour des institutions, qui probablement pourraient intégrer à l'avenir la fonction publique, en reconnaissance de leur activités correspondantes a un réel besoin de services publiques. De toute manière, il n'y a, pour moi, que deux choix possibles pour ces structures: la fermeture ou l'intégration au service car ce ne sont pas les professeurs des écoles de musiques qui ne reconnaîtraient pas la légitimité de leur formation mais les hauts fonctionnaires de l'état qui préféraient une formation professionnelle du service par les personnes qui y participent et qui connaissent bien le fonctionnement ainsi que les devoirs du fonctionnaire vis à vis de l'ensemble des contribuables.

Le mot parapublic apparaît de plus en plus dans les réunions et n'est pas employé au sens le plus noble par les autres acteurs du service. D'autant plus qu'il existe de nombreuses solutions d'intégration. www.cnfpt.fr